Feyel-Artzner sur la pente ascendante

Malgré la crise, le chiffre d’affaires de Feyel-Artzner a progressé de 19 % en 2011. Le plus gros transformateur de foie gras de la région espère poursuivre sur sa lancée en développant l’export, l’innovation et ses autres gammes de produits.

Pour Feyel-Artzner, c’est tout un symbole : la PME familiale de Schiltigheim a franchi, au terme de l’exercice 2011-2012, la barre des 30 millions d’euros de chiffre d’affaires.

« Nous avons connu une très belle dynamique de croissance », a reconnu hier Nicolas Schwebel, son directeur général, au cours d’une conférence de presse. Son volume d’activité a en effet progressé de 19 % lorsque, à l’échelle nationale, le marché du foie gras n’a crû que de 1,1 % en volume et de 4,8 % en valeur.

L’entreprise qui emploie 140 salariés a profité de « l’effet bicentenaire », estime le dirigeant. La célébration l’an passé des 200 ans de la marque Feyel a, selon lui, généré « un réel dynamisme en grande surface » (+27%), qui s’est doublé « d’une belle performance sur nos circuits traditionnels » (les épiceries fines et les grossistes) et à l’export, en hausse de 17 %.

Pas question pour autant pour le plus grand transformateur alsacien de foie gras de se reposer sur ses lauriers. La PME est au contraire bien décidée à exploiter les principaux leviers de croissance qu’elle a identifiés. Le premier est l’export, qui représente aujourd’hui 30 % de son chiffre d’affaires. Feyel-Artzner, qui commercialise déjà ses produits dans 45 pays différents, compte renforcer encore sa présence en Europe du Nord, au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est et tirer parti des marchés émergents, aujourd’hui en plein développement.

L’entreprise va également accentuer sa politique d’innovation, afin de dynamiser le marché français. C’est dans cet esprit, précise Patricia Houdebert, directrice marketing, qu’elle vient de lancer un foie gras prêt à poêler, fourni avec tous les ingrédients nécessaires pour le cuisiner, une préparation spéciale pour accompagner le foie gras prête à être enfournée ou encore une nouvelle gamme qui reprend les codes des produits du terroir, « pour répondre à la demande des épiceries de la région », indique Nicolas Schwebel. Feyel-Artzner va enfin exploiter les magrets, terrines et autres spécialités d’oie et de canard, moins saisonniers que le foie gras.

Cette stratégie commence visiblement à payer. Malgré la crise, constate-t-il, les ventes ont été ces derniers mois orientées à la hausse. Le mois de décembre reste cependant décisif. « Nous sommes confiants », indique le chef d’entreprise.

DNA – 27 novembre 2012

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